Il y a cette question que beaucoup de parents posent chaque jour, presque machinalement :
« Alors… comment s’est passée ta journée à la crèche ? »
Et souvent, la réponse tombe. Courte. Sèche. Déconcertante :
« Je ne sais pas. »
« Rien. »
Ou parfois… aucune réponse du tout.
Cela peut inquiéter, frustrer, voire blesser. On se demande s’il cache quelque chose, s’il ne va pas bien, s’il s’ennuie, ou s’il y a eu un problème. Pourtant, dans la majorité des cas, ce silence n’est ni un refus, ni un secret.
Un jeune enfant ne raconte pas sa journée comme un adulte.
Son cerveau émotionnel est encore en construction. Il vit intensément le moment présent, mais n’a pas toujours les mots, ni la capacité de structurer ce qu’il a vécu une fois la journée terminée.
Après plusieurs heures à la crèche, l’enfant est souvent:
fatigué physiquement et émotionnellement,
saturé par les stimulations (bruit, interactions, règles),
concentré sur le plaisir de retrouver son parent.
Parler demande un effort supplémentaire. Et parfois, il n’en a tout simplement plus l’énergie.
Raconter, organiser ses souvenirs, mettre des émotions en mots… ce sont des compétences qui se développent progressivement.
Un enfant peut très bien avoir passé une bonne journée sans être capable de la raconter.
Il est aussi fréquent que l’enfant ne comprenne pas la question telle qu’elle est posée.
« Comment s’est passée ta journée ? » est une question vaste, abstraite, qui peut le mettre en difficulté.
Certains enfants ressentent, sans pouvoir l’exprimer, une pression :
celle de devoir “bien répondre”, de rassurer, ou de ne pas décevoir.
D’autres préfèrent garder leur monde de la crèche pour eux. C’est aussi une façon saine de se construire, de séparer les espaces : la maison n’est pas la crèche, et inversement.
Plutôt que de demander un récit complet, il est souvent plus aidant de :
poser des questions simples et concrètes,
« Avec qui as-tu joué aujourd’hui ? »
« Tu as mangé quoi à la crèche ? »
parler soi-même en premier, pour ouvrir la discussion,
laisser venir le moment : parfois, c’est dans le bain, au coucher ou pendant un jeu que l’enfant se confie,
accepter le silence sans le vivre comme un échec.
Un enfant qui se sent écouté sans pression parlera… quand il sera prêt.
Le silence en lui-même n’est pas un signe alarmant.
En revanche, il est important d’être attentif si ce silence s’accompagne de :
Dans ces cas, le dialogue avec les professionnelles de la crèche et, si besoin, avec un spécialiste, est essentiel.
Ne pas raconter sa journée ne signifie pas que l’enfant va mal.
Parfois, cela signifie simplement qu’il est encore petit, fatigué, ou qu’il n’a pas trouvé les mots.
Le plus important n’est pas ce qu’il raconte, mais ce qu’il ressent :
se sentir en sécurité, compris, accueilli tel qu’il est.
Chez WLADI Family 💜, nous croyons qu’un enfant s’exprime mieux quand il n’est pas pressé de parler, mais invité à être lui-même — à la crèche comme à la maison.
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